Un jeu de Philippe des Pallières
Edité par Asmodée
Un entretien réalisé par notre envoyé spécial,
en exclusivité mondiale pour L'idée du Jeu
L’idée du Jeu : Jourdain Paille bonjour.
Jourdain Paille : Bonjour monsieur Dujeu.
IDJ : Monsieur Paille, racontez-nous ce qui se passe dans votre boîte de jeu.
JP : C’est-à-dire jusqu’à présent nous étions bien tranquille. Nous sommes quatre bergers vivant là-haut. Le bleu, c’est François. Il s’occupe tranquillement à teindre ses moutons en bleu sans trop verser dans la gamberge. Et puis le vert, le gars Tico, qui n’est pas tant plus à gamberger vu qu’il a de même occupation à teindre tous ses moutons en vert, ça en fait des pots de teinture ! Alors le berger jaune, …
IDJ : Oui monsieur Paille, mais pouvez-vous nous en dire plus sur l’origine des événements terribles (qui secouent vos montagnes) ?
JP : C’est-à-dire ce berger jaune, Jean Côme, s’est pris à gamberger vu qu’il avait fini de teindre ses moutons en jaune, et ses satanées bestioles en ont profité pour s’en sauver en tous sens, et sont venues toutes se
IDJ : Peut-on parler aujourd’hui, de « Guerre des Moutons » ?
JP : C’est-à-dire ce sont plutôt les autres bergers qui sont en guerre, à me coller exprès un mouton vert ou un bout de village pour m’empêcher de clôturer mon grand champ de moutons rouges. Ou alors ils vont me pousser vers la forêt.
IDJ : Certains disent avoir vu des loups !
IDJ : Autant dire que vous n’êtes pas encore au bout de vos peines.
JP : C’est-à-dire des parcelles de champs avec des moutons tout mêlés, il y
en a tout de même 70 prêtes à être piochées dans leur petit sac en tissu vert, et elles sont imprimées sur les deux faces, avec des moutons de différentes couleurs, des bouts de clôture, des bouts de village, des bouts de forêt, et nous on doit assembler tout ça sur la table en respectant les contraintes du terrain et en se réservant les meilleurs champs. Alors croyez-moi, on n’est plus trop à la gamberge.
IDJ : En somme, vous avez l’air de bien vous amuser de cette situation !
JP : C’est-à-dire on s’occupe agréablement, ça nous évite de gamberger.
IDJ : Merci Jourdain Paille, et bon jeu.
JP : Au revoir Monsieur Dujeu !

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C’est en quelque sorte une théorie de
l’efficacité maximum. Il n’est donc pas si étonnant qu’elle ait émergé du champ de l’investigation économique, tant cet aspect est devenu le moteur essentiel de société depuis
la révolution industrielle du 19ème siècle.
Le jeu sous-tendu, entendu sous cet éclatant propos, est un jeu « strictement compétitif et à information complète ». La rationalité
s’émancipe du hasard. Cette donnée est fixée en préambule, et sur elle s’appuie tout le raisonnement. Le principe est que chaque « joueur » agisse toujours au mieux de ses intérêts (et
non de façon irrationnelle !). Ainsi la théorie fait sens puisque l’on est alors en capacité de s’appuyer sur des données objectives pour anticiper ce que chacun va peut-être faire dans le
futur pour décider stratégiquement de son action présente. Ce processus s’appelle « l’induction rétrospective » et nous l’appliquons dès que nous pratiquons un jeu de stratégie avec interactions. Mais attention : interactions rationnelles ! Avec des individus suffisamment intelligents pour se porter volontairement et en permanence là où seront leurs plus grands avantages
stratégiques.
Lorsqu’un homme s’empare de moi, c’est pour tenter de me
faire progresser à




(affiche
2007)
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