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Les Ludessonnes 2009

Publié le par Jean Louis S.

Quand la magie du jeu rencontre la folie des joueurs

 

 

 

Cette fois ils ont fait très fort !

 

Le Collectif pour le Jeu en Essonne compte décidément parmi ses membres une bonne quantité de fêlés qui s’y entendent pour transformer une convention de joueurs en grande fête de l’imaginaire ludique. Pour ça ils ont même trouvé un nom : Animation Spectacle Interactive.

C’est bien cette direction que l’on suivait depuis 5 ans que les Ludessonnes existent. Les éléments se sont assemblés à mesure des éditions, et nous y voguons avec délectation car ils construisent l’identité de notre manifestation.

 

D’abord l’aménagement, le confort de jouer, des espaces différents adaptés aux jeux proposés, les tables et les coussins.

Puis la convivialité, le repas chaud servi le soir et le brunch du dimanche midi.

Puis la thématisation, les organisateurs costumés, une décoration et des histoires à jouer et à se raconter avec les autres pirates autour d’un godet d’hypocras.

Et puis pour cette édition 2009 l’ensemble de tous ces ingrédients soudain mis en mouvement qui agrègent leurs vibrations respectives pour atteindre cet instant magique où prend la sauce… ludique bien sûr, et légèrement pimentée, épicée au goût de chacun.

 

Les Ludessonnes associent le jeu de rôle et les jeux en boîte. Les participants ont le loisir d’aller vers le jeu de leur choix. C’est ça, « épicé au goût de chacun ». La Murder du soir reprenant et sublimant le thème central de la cour des miracles et du cabaret Izgane, apparaît alors comme un point culminant de la manifestation. L’idée est donc de commencer dès l’après-midi et de la faire dans la grande salle principale, au milieu de tous, y transposant un univers et ses personnages magnifiques et inquiétants : l’homme rat, le S'ha, un lot d’aventuriers, quelques bonimenteurs, et bien sûr le roi des mendiants entouré de sa garde et de sa cour, venu à sa table partager le goulasch avec le peuple des joueurs.

Chacun a pu rencontrer de singuliers lieutenants, les participants inscrits à la Murder, qui tentaient de recruter parmi le peuple des petites mains ou des artisans pour monter ensemble quelques « coups » durant le tournoi de la main. Libre à chacun d’y participer, de la manière dont il l’entend. Épicé au goût de chacun je vous dis !

 

Les joueurs de plateaux, ceux qui se tiennent assis à une table pour pousser du pion ou distribuer de la carte, se retrouvent immergés dans cet univers où s’insère leur loisir. Car ils ne prennent pas place sur de bêtes chaises de cantine installées autour de banales tables de collectivité, mais dans la salle de la taverne de l’embrouille à choisir un jeu dans un menu ludique que leur présente un aubergiste Izgane maître du boniment et de la mise en jeu. Ils s’y retrouvent comme en vacances, car ici le temps est différent. Il est une réalité parallèle, une planète mystique et éphémère.

 

Soudain la fée Diane apparaît avec son violon et l’ambiance se fait encore un peu plus chaude, se prolonge en légèreté dans le monde de nos rêves conscients.

Si le jeu est des histoires à vivre, chacun a leur loisir d’y être le narrateur et l’aventurier.

 

Évidemment je suis partial. Je suis membre de l’organisation. J’ai donc vécu les choses très en amont, et très à l’intérieur. Et je me suis rendu compte du travail que cela a demandé.

Mais je les ai vus les sourires, les électricités. Je me suis laissé emporter par une histoire qui m’échappait sitôt que je l’envisageais. Je me suis fait surprendre.

A l’intérieur de ce monde chacun de nous était un élément, individu rêvé parmi d’autres individus rêvés, recomposant une civilisation particulière, la société des joueurs.


Le roi, sa garde, et un vieux bavard boiteux





Pour voir l'ensemble des photos, c'est ici que ça se passe.

 

 

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